Les arts divinatoires La sorcellerie - Histoire procès de sorcières
   

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La sorcellerie - Histoire procès de sorcières


SORCELLERIE

La croyance à la possibilité de mettre en oeuvre, par certaines pratiques, des forces surnaturelles a des fins nuisibles se retrouve dans toutes les religions primitives; cette collusion active avec les forces mauvaises porte également le nom de magie noire. Mais on croyait aussi que les puissances demoniaques pouvaient s'emparer d'un etre humain, parler par lui, agir en lui, "posséssion" qui affectait surtout les femmes.
Ces sorcieres étaient liées au démon par une union sexuelle, qui se manifestait par des signes physiques ou psychiques, par des dons divers (voyance, mauvais oeil, don de jeter des sorts frappant bêtes et gens, pouvoir de se déplacer dans les airs, etc.).

Comme l'étude scientifique des maladies nerveuses et psychiques n'a commencé qu'a une époque très récente, les hystériques, les épileptiques, les psychopathes divers étaient souvent considérés, jusqu'au XVe s. encore, comme des "possédés", qui suscitaient autour d'eux terreur et aversion et se trouvaient exposés, en tant que créatures du demon, a subir des châtiments terribles.
Dans les sociétés primitives, le sorcier exerçait une fonction officielle, d'une importance considérable; mais, par ailleurs, on trouve déja dans ces sociétés des proces de sorcieres.
En Grèce, les sorcières de Thessalie étaient célèbres. A Rome, a l'époque impériale, la sorcellerie était tres répandue (v. Horace, Satires, I, 8), bien qu'elle fut réprimée par les lois. Chez les Juifs, elles étaient frappée d'une condamnation sans merci par la loi de Moïse ("Tu ne laisseras pas vivre la sorciere», Exode, XMI, 18), et cependant on vit le roi Saül consulter la sorciere d'Endor (I Samuel, XXVIII). Le Nouveau Testament (Actes, VIII, 9-24) nous montre le succes que rencontrait le sorcier Simon auprès du peuple de Samarie.

Dans le christianisme naissant, la croyance à la réalité de la possession démoniaque était générale, et les Eglises possédaient, pour combattre cette possession, un corps spécial de clercs, les exorcistes. Chez les peuples germaniques, ou les femmes avaient toujours joué un rôle important de devineresses, de magiciennes et de sorcieres, la propagation de l'évangile ne put déraciner d'amblée les pratiques traditionnelles de commerce avec les puissances supérieures. Des le VIII s., la peur des sorcieres se répandait chez les peuples récemment christianisés et suscitait une répression excessive puisque Charlemagne, dans son capitulaire saxon, dut interdire que les sorcieres soient livrées au feu.
Cependant, c'est seulement a partir du XIIIe siecle que la sorcellerie devint un phénomene important dans l'europe chrétienne, a la suite de la diffusion de la magie arabe et juive, et des hérésies cathare et albigeoise, qui conféraient au principe du Mal un rôle déterminant dans le gouvernement de ce monde; au XIV siecle, époque de guerres et de crises économiques, les maux multiples qui, avec la peste noire, accablerent les populations, confirmerent l'opinion publique dans la croyance que Satan, par l'intermediaire d'innombrables agents, était a l'oeuvre sur la terre.
Les autorités ecclésiastiques, qui, jusqu'alors, s'étaient plutôt efforcées d'empecher ou de limiter les exécutions de sorcieres, assumerent désormais la responsabilité de la répression, qui fut confiée a l'inquisition.

Le premier procès de sorcières officiel eut lieu à Treves en 1235, et, en 1275, à Toulouse, fut brûlée la première sorcière dument condamnée par les tribunaux ecclésiastiques. La sorcellerie était dorénavant assimilée a l'hérésie, et le pape Jean XXII, en 1330, donna une nouvelle impulsion a la chasse aux sorcieres.
Les templiers furent accusés de sorcellerie, de meme que Jeanne d'Arc.
A partir du XV s. commença la persécution massive des sorcieres ou malades prétendues telles. Elle fut encouragée par la bulle du pape Innocent VIII, Summis desiderantes affectibus (1484), a la suite de laquelle deux dominicains allemands, Heinrich Institoris et Jakob Sprenger, composerent le Marteau des sorcieres (Malleus maleficarum, 1487); cet ouvrage, qui prétendait donner les moyens d'identifier infailliblement les sorcieres, devait rester pendant des siecles la base de toute la procédure contre la sorcellerie. II décrivait les pratiques des sorcieres, qui se réunissaient hebdomadairement au sabbat, avaient des rapports sexuels avec le diable, prenaient une forme animale pour tromper les humains, etc.; la possession diabolique se reconnaissait a des signes psychiques (comme la perte soudaine de la raison) ou physiques (crispations nerveuses du visage, taches particulieres sur la peau, insensibilité a la douleur, etc.).
Au cours de la campagne répressive menée dans les pays germaniques par les deux auteurs du Marteau des sorcieres, on procéda a des exécutions massives : en trois mois, 600 dans le petit éveché de Bamberg, 900 a Wiirzburg. Mais la chasse aux sorcieres devait prendre une ampleur et une férocité plus grandes encore au XVIe s. et dans la premiere moitie du XVIIe s., surtout en France, en Allemagne, en Angleterre, alors que l'Italie était beaucoup plus épargnée.
Loin de tempérer les préjugés populaires sur la sorcellerie, la réforme les aggrava plutôt en répandant une conception péssimiste de l'existence humaine sur la terre.
Erasme et Luther croyaient profondément a la présence active du demon dans les âmes. Un grand esprit, comme celui du théoricien politique Jean Bodin, l'auteur de La République, peu suspect cependant de fanatisme religieux, se passionnait pour la demonologie (De magorum doemonomania, 1579), de meme que le roi d'Angleterre Jacques 1er.
Luther et Calvin réclamerent des châtiments impitoyables pour toutes les personnes suspectes de sorcellerie, et cette tradition protestante se perpétua longtemps dans le puritanisme anglais et américain.
En France, le siecle classique fut marqué par de célebres affaires de sorcellerie : procès des ursulines convulsionnaires de la Sainte-Beaume (1611), d'Urbain Grandier et des ursulines de Loudun (1634), du maréchal de Luxembourg (1681), etc.
En Allemagne, dans les années 1625/30, plus de 600 personnes convaincues de sorcellerie furent brûlées dans le seul éveché de Bamberg.
En Angleterre, dans les années 1640, Matthew Hopkins mena de féroces chasses aux sorcieres.
Dans les colonies anglaises d'Amérique, l'affaire la plus célebre fut celle des sorcieres de Salem (1692).
Cependant, des le XVI' s., commença a s'affirmer un courant de protestation contre la demonomanie. Son initiateur fut un médecin calviniste allemand attaché au duc de Cleves, Johann Weyer, auteur d'un ouvrage de démystification, le De praestigiis daemonum (1563).
Du côté catholique s'éleverent les voix des jésuites Adam Tanner (1627) et Friedrich von Spee (Cautio criminalis, 1631), qui condamnerent les cruelles procédures par lesquelles les prétendues sorcieres étaient amenées aux aveux sous la torture.
En France, le pouvoir royal reprit à l'Eglise l'instruction des procès de sorcellerie; en 1672, les magistrats reçurent l'ordre de se montrer très circonspects envers les accusations de cet ordre, et les peines de mort pour sorcellerie furent commuées en bannissement, ce qui suscita les protéstations de certains parlements.
La chasse aux sorcières, qui avait déja accusé un fort ralentissement dans les dernieres années du XVIIe siecle, prit fin au siecle suivant, sous l'influence de la pensée rationaliste.

Les dernieres exécutions a la suite de procès de sorcellerie eurent lieu en Angleterre avant 1700, en France en 1718, en Allemagne en 1756, dans le canton de Claris, en Suisse, en 1782, en Posnanie en 1793.


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