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Pharmaciens - La pharmacie à travers le temps


PHARMACIENS

Dans l'Antiquité, en Egypte, en Grèce, à Rome, les médecins préparaient eux-mêmes les médicaments destinés à leurs patients. A côté des remè­des, les régimes alimentaires ou hygiéniques mais aussi les pratiques magiques tenaient une grande place dans la médecine. Chez les Grecs, c'est surtout l'école de Cos qui répandit l'usage des médicaments, qui consistaient en général en des décoctions de plantes. Chrysippe écrivit un traité sur les vertus curatives des choux, que Caton devait égale­ment célébrer dans son De agricultura. Beaucoup de malades recouraient d'ailleurs aux remèdes de bonne femme comme ceux qu'énumère très sérieusement Pline l'An­cien dans son Histoire naturelle (XXVIII-XXX) : la salive d'un homme à jeun comme anti­dote contre les morsures de serpent, des cheveux trempés dans du vinaigre pour guérir les morsures de chien, de la cendre de corne de cerf pour les maladies des yeux, des fric­tions d'excréments de loup pour guérir la cataracte, de l'urine de sanglier pour les affections d'oreille, de la crotte de chèvre cuite dans du vinaigre avec du miel pour les douleurs nerveuses...

A Rome, à partir du IIe siècle de notre ère, apparurent les premiers pharmaciens, les seplasiarii, ils habitaient un quartier voisin de la colline du Capitole et vendaient non seulement des drogues médicinales mais aussi des teintures et des parfums, ils n'avaient pas une grande répu­tation d'honnêteté et trichaient sur la qualité comme sur la quantité de leurs produits. Les herboristes (herbarii), ramasseurs et ven­deurs de simples, leur faisaient une forte concurrence, de même qu'aux médecins, car, la pratique de la médecine étant libre, ils faisaient souvent office de médecins des pauvres.

Les Arabes, entre autres Geber (IXe s.) et Rhazés (IX-Xe s.), firent faire d'importants progrès à la pharmacie. Aux laxatifs déjà connus ils ajoutèrent la rhubarbe, le séné, le cassia; ils utilisèrent la noix vomique et le camphre comme stimulants, la coloquinte et le santal comme drastique et diurétique, l'aconit, le chanvre indien et l'ambre pour les maladies nerveuses. Ils apprirent à doser l'opium, que les Grecs avaient considéré comme un poison inutilisable. Ils em­ployaient en applications externes le nitrate d'argent, les sulfates de cuivre et de fer et nombre d'oxydes de métaux. Le codex isla­mique, le Krabadin (850), était un précieux auxiliaire pour les médecins, car il énumérait tous les médicaments propres à chaque organe, à chaque partie du corps. Ce sont également les Arabes qui achevèrent de faire de la pharmacie une spécialité distincte de la médecine, mais placée sous le contrôle des autorités, avec des inspecteurs des pharma­ciens et herboristes.

A la suite des Arabes, les alchimistes (voir Alchimie) euro­péens du Moyen Age contribuèrent à intro­duire la chimie dans la pharmacie. Mais celle-ci se partageait en deux grandes ten­dances, l'une qui recherchait des remèdes spécifiques pour chaque maladie, l'autre qui croyait, au contraire, à l'existence d'une panacée. Mais la doctrine commune était que les maladies constituent des essences morbides réelles, et les remèdes des essences agissant comme antidotes à l'égard des pre­mières. Aux XVIe/XVIIe s. apparurent de nou­veaux remèdes comme le quinquina, l'arnica, la valériane, la belladone. En 1657, on essaya pour la première fois d'introduire directement les médicaments dans les veines, afin d'obtenir une action plus rapide et plus décisive. Une acerbe rivalité oppo­sait médecins et apothicaires, la profession de ces derniers fut réglementée par Charles VIII dès 1484.

Louis XII sépara complète­ment les apothicaires des épiciers. L'accès à la profession était très difficile : pour deve­nir maître, il fallait quatre ans d'apprentis­sage, six ans de service chez un maître, deux examens et enfin un chef-d'oeuvre de cinq compositions. Malgré toutes ces garanties, les médecins du temps de Molière continuaient à tenir les apothicaires dans une humiliante sujétion. Cependant l'enseigne­ment de la pharmacie, d'abord limité au cadre corporatif, fut réglementé à partir de la création, en 1576. par Nicolas Houel, d'une école publique confirmée par le roi. Louis XVI la transforma en 1777 en un Col­lège de pharmacie. Bonaparte, en 1803, organisa les trois premières écoles nationa­les de pharmacie, à Paris, Montpellier et Strasbourg. C'est seulement après 1850 que la pharmacie chimique put prendre tout son essor, grâce à la synthèse de nombreuses substances nouvelles telles que la morphine, la strychnine, la quinine, etc...


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