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Alchimie de l'antiquité au moyen age


ALCHIMIE

Enseignement qui prétendait fournir les moyens tantôt de réaliser des transmutations de métaux vils en or, tantôt d'extraire la quintessence des choses pour guérir tous les maux, tantôt enfin, dans son ambition la plus haute, d'amener la purifi­cation et la transfiguration de l'âme. Le mot d'alchimie vient de l'arabe alkimiya, lui-même apparenté au grec khêmia, dont l'ori­gine serait soit le verbe khêo, "je verse" (allusion au versement du métal fondu), soit le mot kemi, par lequel les anciens Egyptiens désignaient la terre noire alluvionnaire de la vallée du Nil.

L'alchimie dans l'Antiquité

II est à peu près certain que l'alchimie occi­dentale fit son apparition en Egypte, chez les artisans du métal, auxquels la pratique courante des alliages et la connaissance que les minerais d'or ou d'argent sont souvent mélangés d'autres métaux purent inspirer l'idée qu'il existe une sorte de vie intime commune à tous les métaux et qu'il est pos­sible de transmuer un métal dans un autre. Cette conception rejoignait celle d'un élé­ment matériel originel des philosophes grecs présocratiques de l'école d'Ionie, et celle de la matière première de Platon et d'Aristote. A travers les siècles, la base fondamentale des spéculations et des pratiques de l'alchi­mie devait rester cette croyance en l'unité de l'être primordial de toutes choses, ce qui met en rapports d'analogie et de correspon­dance toutes les parties de l'univers matériel ou spirituel. De même que les êtres humains et les animaux, les métaux, selon les alchi­mistes, possèdent une vie interne, une âme, ils peuvent passer d'un état dans un autre, mourir, se transfigurer, se perfectionner. Tous les métaux tendent vers l'or comme vers leur perfection, et les alchimistes cru­rent possible de hâter ce processus par leurs manipulations dont le principe était d'utili­ser de petites quantités d'or mélangées à d'autres métaux comme ferment de transmutations qui devaient se développer en chaîne puisque, pensait-on, "l'or engen­dre l'or, comme le blé produit le blé, comme l'homme produit l'homme".
Partant du principe de l'identité du micro­cosme et du macrocosme, les alchimistes, fidèles à leur conception de l'unité de l'uni­vers, en vinrent à voir dans les métaux des forces astrales incarnées dans la matière, et cette idée devait servir de base à la notation alchimique : à l'or correspondait le Soleil, à l'argent la Lune, au mercure Mercure, au fer Mars, au cuivre Vénus, et, dans les gri­moires alchimiques, jusqu'au XVIIIe s., les métaux continuèrent à être désignés par leurs symboles astrologiques. Les différentes phases ou "couleurs" du Grand Oeuvre - c'est-à-dire les altérations successives du métal au cours des tentatives de transmuta­tion en or - possédaient de même une cor­respondance astrale.
Élaborées dans les premiers siècles de notre ère, ces doctrines alchimiques se présentè­rent comme un enseignement traditionnel et ésotérique, dont on faisait remonter l'ori­gine à Moïse, à Aaron, à Salomon, à Démocrite, ou encore, par récupération de l'hermétisme, à la déesse Isis. Elles eurent assez de succès pour inquiéter l'empe­reur Dioclétien, qui, à la fin du IIIe s., fit brûler les livres d'alchimie, parce qu'il voulait, dit Suidas, empêcher les Egyptiens de devenir trop riches en fabriquant de l'or. Beaucoup d'ouvrages échappèrent cepen­dant à la destruction et leurs copies se répandirent dans tout l'Orient. Les plus importants qui nous sont parvenus sont la Physica et Mystica de Bolos de Mendès, et une sorte d'encyclopédie alchimique due à Zosime le Panopolitain, Egyptien hellénisé qui écrivait vers 300.

L'alchimie des Chinois et des Arabes

Les enseignements des écoles égyptiennes et hellénistiques furent recueillis par les Arabes, qui, grâce à leurs contacts avec l'Asie centrale, connurent également les recherches de l'alchimie chinoise. Celle-ci, dès le début du IIIe s. de notre ère, fleuris­sait dans les milieux du taoïsme. Plus qu'à fabriquer de l'or, les Chinois s'adonnaient à la recherche de la panacée, de la drogue de la vie éternelle. L'alchimie taoïste versa rapidement dans le charlatanisme, mais les Arabes en firent cependant leur profit. Ils furent les premiers à tourner les recherches alchimiques vers la confection de médicaments (voir pharmaciens). Ils acquirent une grande dextérité dans les différentes sortes d'expériences, distillation, sublima­tion, cristallisation, calcination. Avec eux, l'alchimie commença à devenir l'école de la chimie. On leur attribue la découverte des acides sulfurique et chlorhydrique, de l'eau régale, la production de l'arsenic et de l'an­timoine, la mise au point de divers procédés de teinture. Ils poursuivirent aussi les recherches sur la transmutation des métaux et aboutirent à la notion de "pierre philosophale", sorte de catalyseur qui, introduit dans la masse d'un métal en fusion, était censé accélérer son processus naturel de mutation en or.
Le fondateur de l'alchimie arabe fut Djabir ibn-Hayyan abou-Mousa, plus connu sous le nom de Geber. La plupart des ouvrages qui lui furent attribués sont sans doute l'oeuvre de ses disciples des IXe-Xe s., qui Constituaient une véritable société secrète. Les plus grands esprits arabes de cette époque se passionnèrent pour l'alchi­mie, entre autres l'érudit El-Razi, auteur du Kitab al-Asrar (Le Livre des Secrets) qui, dans sa traduction latine (De spiritibus et corporibus), devait servir de base à l'alchimie occidentale, les philosophes Al-Farabi, Avicenne et Averroès; en revanche, Al-Kindi et Ibn-Khaldoun se montrèrent de vigoureux adversaires de l'alchimie.

L'alchimie en Occident à partir du Moyen Age

Disparue complètement de l'Europe chré­tienne lors de la ruine de la civilisation antique, l'alchimie y fut réintroduite par les tra­ducteurs d'ouvrages arabes. A la mode dès le milieu du XIIe s., elle prit son grand essor au XIIIe s. Les alchimistes se recrutèrent parmi les plus grands docteurs, un Albert le Grand, un Vincent de Beauvais, un Roger Bacon, un Raymond Lulle, et jusque dans l'entourage pontifical, auquel appartenait le médecin Arnaud de Villeneuve. Les doctri­nes alchimiques n'avaient en soi rien de contraire au christianisme et l'Église n'avait à sévir que contre ceux, assez rares, qui accompagnaient leurs expériences de prati­ques de magie noire. Jusqu'à la naissance de la science moderne, l'alchimie se confondit avec la chimie, comme l'astrologie avec l'astronomie. Au XIIe s. encore, d'authentiques savants tels que Robert Boyle et Newton étudiaient attentivement les traités des alchimistes. On ne peut contester à ceux-ci le mérite d'avoir inventé et perfec­tionné les premiers instruments, cornues et alambics; d'avoir multiplié les expériences et précisé la formule de nombreux corps : l'antimoine, le phosphore, les acides sulfurique et chlorhydrique, etc.; d'avoir été enfin les pionniers de la recherche pharma­ceutique.
Sans doute l'alchimie médiévale perdit-elle beaucoup de temps à des recherches vaines sur la pierre philosophale, et nombre de princes, dans l'espoir d'améliorer leurs finances, entretenaient-ils des alchimistes qui, parfois, payaient leurs échecs de leur vie. Il y avait plus d'avenir dans la recherche de l'élixir philosophal ou panacée, qui devait guérir tous les maux et même assurer l'immortalité à ses possesseurs. Au XIe s.. Paracelse dénonçait avec force les "faux disciples" qui voulaient réduire l'art royal à faire de l'or ou de l'argent. Pour lui, le seul but digne de l'alchimie était : "Extraire la quintessence des choses, prépa­rer les arcanes, les teintures, les élixirs capa­bles de rendre à l'homme la santé qu'il a perdue." Paracelse pressent que le corps humain est le siège de réactions chimiques. Au début du XVIIe s., le médecin alchimiste bruxellois Van Helmont invente le mot gaz, étudie le suc gastrique, pose les bases de la chimie physiologique. Il n'existe ainsi aucune solution de continuité entre les ulti­mes recherches de l'alchimie et les premières hypothèses de la science moderne. Ce qui disparaîtra avec les derniers alchimistes, c'est la grande idée de la correspondance universelle, de l'identité du macrocosme et du microcosme, d'où se dégageait une inter­dépendance étroite entre l'homme et l'univers, entre le monde physique et le monde de l'âme, entre la guérison du corps et la libéra­tion de l'esprit.


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